DIALOGUES

Lancés en 2017, nos dialogues contribuent à faire connaitre et valoriser les œuvres et créations d’intellectuels et d’artistes du Sud et du Nord. Nos événements sont gratuits de manière à faciliter l’accès d’un public large à ces contenus.

Notre dialogue consacré à Fernando Pessoa, l’avant-garde intranquille, a eu lieu le jeudi 20 septembre 2018 de 18h30 à 20h à la mairie du 7e arrondissement de Paris.

Animé par Carlos Pereira (directeur du Lusojornal), ce dialogue entre Régis Salado et Marie-Hélène Piwnik a permis d’aborder la question de l’engagement chez le poète, les rôles qu’ont occupé ses hétéronymes dans son œuvre mais aussi dans sa vie, en particulier dans sa relation à Ofélia, ainsi que le travail de traduction mené pour la nouvelle édition du Livre(s) de l’inquiétude. Cet échange a été ponctué par des lectures de fragments de l’ouvrage par les lycéens parisiens d’une classe internationale français-portugais.

Nous avons été honorés par la présence des Ambassadeurs de l’Angola et du Cabo Verde ainsi que celle du Conseilleur culturel de l’Ambassade du Portugal. Nous adressons également nos chaleureux remerciements aux lycéens parisiens venus lire différents extraits du Livre(s) de l’inquiétude en français puis en portugais ainsi qu’au public venu nombreux.

Vous pouvez retrouvez des extraits du dialogue sur notre page facebook.

Adresse :

Mairie du 7e arrondissement (Paris)
116 rue de Grenelle
75007 Paris

Accès en transports :

  • Ligne 13 : métro Varenne
  • Ligne 12 : métro Solférino
  • Bus 69 : arrêt Grenelle Bellechasse

Fernando Pessoa 

Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l’existence obscure d’un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit « sensationniste ». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l’anglais, explore toutes sortes d’autres voies, de l’érotisme à l’ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une oeuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté.

(Biographie tirée du site des éditions Christian Bourgois)


Éléments sur la nouvelle traduction du Livre(s) de l’inquiétude


Revue de presse sur la parution de l’ouvrage 


Podcasts – réécouter certaines des émissions consacrées à Fernando Pessoa

Le Petit Prince ou Ndoomu Buur Si vient d’être traduit en wolof ! A cette occasion, Cultures en dialogue réunit les auteurs de cette traduction,  Virgil Tanase et Thierno Diallo le jeudi 12 avril 2018 de 18h30 à 20h à la Maison des associations du 17e arrondissement de Paris.

Cette nouvelle traduction nous offre la possibilité de partager avec le grand public ce travail de traduction et l’universalité de cette œuvre.

Le dialogue « Traduire le Petit Prince en wolof » s’est tenu le 12 avril à la maison des associations du 17e arrondissement de Paris. En présence de Virgil Tanase, Nicolas Quint, Maximilien Guérin et Julien Le Mauff qui a modéré le dialogue.

A cette occasion, les intervenants ont pu présenter au public la figure de Saint-Exupéry, les conditions de rédaction de l’ouvrage ainsi que le travail de traduction.

Virgil Tanase est revenu sur la personnalité et les engagements d’Antoine de Saint-Exupéry. Il a également abordé l’errance de Saint-Exupéry dans le désert du Sahara après l’accident survenu lors du Paris-Saïgon (1935), épisode clé pour la compréhension du Petit Prince.

Maximilien Guérin, co-traducteur de l’œuvre en wolof, a partagé avec le public les enjeux d’une telle traduction. Il est revenu sur les arbitrages qui ont présidé au choix du titre ou encore ceux pour la retranscription d’expressions telles que “blond comme les blés” devenue en wolof “blond comme le maïs” de manière à imprégner au mieux l’imaginaire des locuteurs wolof.

Nicolas Quint est quant à lui revenu sur les aspects techniques d’un tel projet et les besoins en financements. Un tel travail mobilise des équipes pendant plusieurs mois et nécessite d’être financièrement soutenu. A noter que la traduction en wolof du Petit Prince a été soutenue par plusieurs partenaires dont lÉtat sénégalais.

Le public a aussi eu la chance d’écouter Siddig Ali Karmal Koko, professeur de lycée à Khartoum, co-traducteur, avec Nicolas Quint, de l’œuvre de Saint-Exupéry en koalib (langue tonale soudanaise). Cette co-traduction a nécessité une collaboration parfois étonnante au cours de laquelle Siddig Ali Karmal Koko devait siffler pour faire comprendre à Nicolas Quint les subtilités d’une langue tonale telle que le koalib.

Au total, ce dialogue a réuni des intervenants d’ici et d’ailleurs venus partager leur rapport à ce conte, et témoigner de son universalité .

Pour information : Le Petit Prince en wolof est disponible à la vente sur amazon.fr ou sur le site internet de l’éditeur.

Ce second dialogue se déroulera à la Maison des associations du 17e arrondissement de Paris de 18h30 à 20h.

Adresse :

Maison des associations du 17e arrondissement (Paris)
25 rue Lantiez
75017 Paris

Accès en transports :

  • Ligne 13 : arrêt Guy Moquet (sortie : rue de La Jonquière)
  • Bus 66 : arrêt Navier
  • Bus Batigno : arrêt Lantiez

Le premier événement Cultures en dialogue s’est tenu le jeudi 11 janvier 2018 à la Fondation Gulbenkian (Paris). Consacré au poète et écrivain caboverdien Eugénio Tavares dont le 150e anniversaire intervenait le 18 octobre dernier, cet événement visait à (re)découvrir son œuvre et lui rendre hommage. Homme de lettres, homme engagé, il est le premier qui « créolisa » (créole capverdien) la poésie, au sens d’Edouard Glissant.

Teofilo Chantre et Mariano Ramos interprètent une morna du poète

Nicolas Quint, Directeur de Recherche en Linguistique Africaine au CNRS, laboratoire LLACAN (Langage, Langues et Cultures d’Afrique Noire) a réalisé plusieurs travaux sur la langue capverdienne.

Télécharger la liste de ses publications en cliquant ici.


téofilo chantre

Teofilo Chantre, artiste & compositeur

Retrouvez la discographie de Teófilo Chantre, sur Spotify et sur Amazon, ainsi que son agenda et son actualité sur sa page Facebook.